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Lacanau 2008 est là pour le dialogue.
Nous nous sommes interrogés sur le devenir de Lacanau 2008.
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Comment le faire évoluer?

Les quelques animateurs de Lacanau 2008 et d'autres personnes, en particulier d'associations canaulaises, ont souhaité créer un blog appellé http://lacanau.over-blog.fr/

Ce blog est en phase de test: contenus , graphismes , rubriques sont encore à "peaufiner".

Nous souhaitons recevoir vos critiques, vos remarques, vos suggestions pour améliorer ce blog.

Pendant quelques temps le contenu de Lacanau.over-blog  sera similaire à celui de Lacanau 2008.

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Médoc: élections

Mardi 24 avril 2007
PRESIDENTIELLE. -- Entre la percée de Bayrou, le recul des chasseurs, l'échec des Verts et le maintien du FN : retour sur ce premier tour de présidentielle en Médoc

: Propos recueillis par Olivier Delhoumeau



Beau taux de participation en Médoc aussi, comme ailleurs en France. Ici à Margaux, le centenaire René Chéry s'est déplacé pour accomplir son devoir de citoyen
PHOTO LOUIS LE COR
Ce qu'ils pensent du premier tour
Comment les élus locaux analysent-ils les résultats du premier tour de l'élection présidentielle ? Réactions
Jean-François Régère (député maire de Talais) :
« Je suis d'abord ravi de la mobilisation des électeurs. Ils ont redonné de la valeur à la politique. S'agissant de l'analyse des chiffres , je pense que rien n'est gagné. Il faudra tout faire pour que Nicolas Sarkozy passe. Il reste cependant une énigme : que vont faire les gens qui ont voté Bayrou ? Tout va se décider après le 6 mai. A partir du moment où le nom du prochain président sera connu, on y verra plus clair. Localement, j'ai été particulièrement étonné par les scores cumulés de Sarkozy et Bayrou réalisés à Lesparre, Eysines et encore Blanquefort. Je pense que les votes de Bayrou vont faire la différence ».
Yves Lecaudey (maire PS de Sainte-Hélène et conseiller général du canton de Castelnau :
« Si on se souvient de la situation dans laquelle nous étions en 2002, cet écart de 5 points entre Sarkozy et Royal est plutôt une bonne nouvelle. Ca va dynamiser nos troupes. Les chiffres placent Sarkozy devant au premier tour, mais le changement impulsé dans les esprits par Bayrou présente une inconnue. Jusqu'où iront ces électeurs qui ont manifesté leur refus de l'UMP sans pour autant rejoindre le PS ? Jusqu'où iront-ils dans leur recherche d'une nouvelle solution ? Bien malin qui peut le dire ! Il faut attendre que les candidats en lice précisent leur stratégie. Et que ceux qui ne le sont plus, tentent d'affirmer l'impulsion qu'ils ont donnée. Même s'ils ne sont pas détenteurs des voix de leurs électeurs. En clair, tout reste possible. »
Jean-Francis Séguy (candidat CPNT aux législatives) :
« Je vais faire le même commentaire que Nihous. CPNT était annoncé mort, on est encore là. CPNT ne devait pas avoir les 500 signatures, on les a eues ! Et en plus, on est devant les Verts au terme de ce premier tour. Comme l'ensemble des petits partis, CPNT a pâti du fait que les gens ont voulu ranger au placard l'effet 21 avril 2002. Le vote utile a joué à fond pour les grands partis. Cela nous a sanctionnés. Pour autant, tous ont reconnu que CPNT était le porte-parole de la ruralité. A moi de concrétiser cette tendance aux élections législatives. »
Henri Sabarot (maire de Carcans) :
« Mon premier commentaire, c'est de dire bravo à la démocratie et à la République pour le taux de participation : nos valeurs ne sont pas mortes ! A Carcans, on a fait 88,57 %. Je suis élu depuis 25 ans et je n'avais jamais vu cela. Même pour des municipales. Autres enseignements de ce premier tour, je constate que la bipolarisation a encore de l'avenir. Je me réjouis également du laminage des Verts. Même si celui-ci explique en partie la baisse de CPNT. A partir du moment où les Verts n'ont plus d'audience, ça prouve que la situation était moins conflictuelle qu'en 2002. A l'époque, nous sortions de deux ministres verts : Dominique Voynet et Yves Cochet. L'opposition était très forte. Même si tout n'a pas été réglé, en particulier sur la question des dates de chasse au gibier migrateur, la situation s'est nettement améliorée. A partir du moment où Dominique Voynet perd tout crédit, il est normal que nous baissions aussi. Enfin, le vote utile a joué aussi son effet. Les électeurs de gauche qui votaient pour CPNT se sont rappelés en particulier des 200 000 voix qui manquaient à Jospin pour aller au second tour en 2002. »
Joan Taris (candidat UDF aux législatives) :
« Même si on aurait préféré être présents au second tour, nous sommes très satisfaits du résultat. Un chemin a été ouvert par François Bayrou lors de cette élection. Les réflexes bipolaires n'ont pas permis à notre leader d'accéder au second tour, mais il a ouvert la voie pour l'avenir. Localement, les résultats sur la circonscription du Médoc sont très encourageants : l'UDF recueille 19,3 % sur le canton de Castelnau et fait des pointes de 21,5 %à Eysines et 21,7 % à Blanquefort. C'est un énorme coup de booster pour les législatives. Nous allons axer notre campagne sur cette dynamique. Dès aujourd'hui, je pars en campagne pour gagner. »
Stéphane Saubusse (candidat des Verts aux législatives) :
« On s'inquiète peu ou prou du niveau atteint par les Verts en Médoc et ailleurs, mais c'était une élection particulière. On espère que les législatives ne reproduiront pas ce schéma de vote utile. Personnellement, ça ne changera rien à ma manière de militer sur le terrain : je suis toujours aussi motivé. La pression n'étant pas retombée au niveau du grand contournement, je continuerai à militer à fond sur ce dossier. Quant au second tour de la présidentielle, je voterai contre Sarkozy. »
Pascale Got (candidate PS aux législatives) :
« Je suis satisfaite du score de Ségolène Royal. Il correspond aux remontées très favorables qui nous parviennent du terrain. Ca me motive pour ma campagne. On retrouve finalement une configuration assez classique du Médoc, où le nord vote plutôt à droite et le sud plutôt à gauche. La véritable surprise provient du vote Bayrou. L'UDF va jouer un rôle d'arbitre aux législatives, surtout la partie urbaine de la circonscription. »
Par Roland et les autres
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Lundi 30 avril 2007

Sarko-Ségo : l'égalité parfaite

Au coude à coude. A l'issue du premier tour des présidentielles, Nicolas Sarkozy ne devance Ségolène Royal que de 221 voix dans la 5ème circonscription. Le Front National recule nettement et C.P.N.T. s'effondre.



Sarko-Ségo : l'égalité parfaite
Ils étaient les vedettes du 21 avril 2002 en Médoc. Cinq ans plus tard, ils ressortent sonnés des urnes. En tête au premier tour en 2002, Jean-Marie Le Pen subit quasiment le même revers que sur le plan national. Certes, en valeur absolue, il ne perd qu'un peu moins de 500 voix. Le problème, c'est qu'en cinq ans, le Médoc a gagné 9.000 électeurs. Et compte tenu de la participation exceptionnelle, ce sont 20.000 électeurs de plus qui se sont exprimés cette année. Le Pen ne récolte donc que 11,55 % des suffrages. C'est tout de même un point de plus que son score national. Et le canton de Pauillac, avec 17,33 %, peut toujours être considéré comme un bastion du Front National. Il arrive en tête du vote Le Pen en Gironde.

> Manifestement, les raisons de cette chute sont les mêmes que partout ailleurs. La peur d'un « 21 avril bis » a déclenché le réflexe d'un vote utile dans une majorité de l'électorat, à droite comme à gauche. Et la campagne de Nicolas Sarkozy semble avoir bien mordu sur les habitués du vote lepéniste, le président de l'U.M.P. apparaissant, à travers son discours souvent musclé, comme le plus apte à reprendre à son compte certains positionnements du leader du F.N. « Cette année, l'insécurité n'était pas au centre de la campagne, commente le député U.M.P. Jean-François Régère. On a davantage ressenti d'inquiétudes sur l'emploi et surtout le pouvoir d'achat des travailleurs pauvres, sur les personnes à bas salaires, qui doivent se débrouiller comme elles peuvent, alors que les aides sociales incitent ceux qui ne font rien à en faire encore moins… Nicolas Sarkozy a bien ressenti ce malaise. Il l'a bien intégré au coeur de sa campagne, quand il dit vouloir se tourner vers ceux qui souffrent, et il a été compris. »
L'effondrement est encore plus spectaculaire pour C.P.N.T. En 2002, le candidat des chasseurs, Jean Saint-Josse, arrivait quatrième au premier tour, talonnant les trois poids lourds (Le Pen, Chirac, Jospin), dominant largement François Bayrou. Il était même en tête dans trente communes rurales de l'estuaire ou de la forêt, dépassant les 30 % des suffrages à Saumos, Valeyrac ou encore Talais. Cette année, Frédéric Nihous et ses amis ne peuvent que constater les dégâts. Nombre de voix divisé par trois, score final à 3,82 % - contre 14,74 % en 2002. Il faut vraiment être un contorsionniste de la dialectique pour expliquer que Nihous a fait un bon score en Médoc. Eddie Puyjalon, délégué départemental C.P.N.T. n'est pas mauvais dans le genre, expliquant que le score de Frédéric Nihous « est porteur d'avenir, à l'image du candidat lui-même, jeune, qui colle à la réalité. Ce qu'il a fait est très bien. Mais on est un parti en reconstruction et il est vrai que les thèmes de la ruralité n'ont pas vraiment été au centre de la campagne. » A cela s'ajoute, en Médoc, la « désertion » d'Henri Sabarot, traditionnel porte-parole de C.P.N.T. dans la presqu'île, qui a failli porter les couleurs de l'U.D.F. aux législatives, dont Eddie Puyjalon admet qu'elle n'a pas « rendu les choses limpides pour notre électorat traditionnel. »

> Ces deux faits marquants ne signifient pas pour autant que le Médoc rentre dans le rang sur le plan électoral. La photographie du vote de la presqu'île n'est pas tout à fait conforme à celle du pays. Car en Médoc, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont réellement au coude à coude. Le candidat UM.P. l'emporte de 221 voix sur sa concurrente socialiste. Autrement dit, rien du tout. Mais ce rien du tout a quand même une signification, favorable à Sarkozy, puisque dans le département de la Gironde, fief socialiste de longue date, c'est Ségolène Royal qui arrive en tête, avec plus d'un point d'avance. Le Médoc serait donc plus « sarkoziste » que le reste du département. Ce que Pascale Got, candidate P.S. dans la 5ème circonscription, analyse au contraire en sa faveur. « Moins de 30 % d'électeurs qui votent pour Sarkozy en Médoc, dit-elle, ça veut dire que plus 70% n'en veulent pas. C'est bien qu'il existe un désaveu de la politique gouvernementale, que représente le député au niveau local. »
Le Médoc serait, en revanche, un peu moins « bayrouiste ». Le candidat U.D.F., avec 18,75 % des suffrages exprimés, fait un point de moins qu'en Gironde. « C'est le Médoc rural qui infléchit la tendance, commente Joan Taris, candidat U.D.F. sur la 5ème circonscription. Car sur le canton de Blanquefort, Bayrou est à plus de 21 %. C'est très significatif de ce nouvel électorat de classes moyennes, de fonctionnaires, moins bourgeois qu'auparavant. » Un canton de Blanquefort où, en toute logique – on est à gauche et en milieu urbain ou périurbain –, Ségolène Royal obtient son meilleur score, ce qui lui permet de rester dans la roue de Sarkozy. A ce titre, la géographie électorale de la circonscription est frappante : plus on monte vers le nord, plus l'électorat se droitise.
La gauche anti-libérale, Verts compris, dépasse tout juste les 10 % (10,16 %). En Médoc, on préfère d'autres manières de dire non au système.


Les résultats du premier tour en Médoc

Inscrits 94.975
Votants 83.216 (87,62 %)
Exprimés 82.469 (86,83 %)

Nicolas Sarkozy 22.328 (27,07 %)
Ségolène Royal 22.107 (26,81 %)
François Bayrou 15.492 (18,79 %)
Jean-Marie Le Pen 9.523 (11,55 %)
Olivier Besancenot 3.570 (4,33 %)
Frédéric Nihous 3.147 (3,82 %)
Philippe de Villers 1.491 (1,81 %)
Marie-George Buffet 1.308 (1,59 %)
Dominique Voynet 1.142 (1,38 %)
Arlette Laguiller 1.072 (1,30 %)
José Bové 918 (1,11 %)
Gérard Schivardi 371 (0,45 %)

Les résultats détaillés, commune par commune, sont en page centrale.
Par Roland et les autres
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Mardi 8 mai 2007
PRESIDENTIELLE. -- Suite des réactions après l'élection, dimanche, de Nicolas Sarkozy à la tête du pays

: Propos recueillis par Olivier Delhoumeau

Pascale Got (candidate PS aux législatives dans le Médoc) :
« Je suis satisfaite à plus d'un titre. Primo, le Médoc enregistre un fort taux de participation. Secundo, UMP et PS sont quasiment à 50-50 dans le Médoc. A 300 voix près, la Ve circonscription a failli dévier de la tendance nationale. Ce résultat m'incite à poursuivre la campagne des législatives sur la voie que je me suis fixée.
Désormais, on ne pourra plus se faire élire en dehors de tout projet, de tout engagement et de tout bilan. C'est donc sur un bilan que je me ferai élire. La venue (demain) de Jean Glavany, sera le moyen de lancer très ouvertement cette campagne. »
Yves Lecaudey (conseiller général PS du canton de Castelnau) :
« C'est une déception, mais pas une grosse surprise. Il faut être honnête, même si on avait quelques doutes sur les derniers sondages, on ne se faisait guère d'illusions. S'agissant du Médoc, on constate que la gauche fait mieux que résister. Par conséquent, tout devient jouable dans le cadre des législatives.
Il ne faut pas oublier que les cantons de Blanquefort et de Castelnau, où Royal arrive en tête, rassemblent 59 310 électeurs. Les quatre autres cantons réunis en totalisent 35 943. Pour que Régère puisse bénéficier de l'attractivité de Sarkozy, il va devoir prouver qu'il est dans la même lignée que le futur président en terme d'efficacité.
Il y a un autre élément très important, les 18 % de Bayrou au premier tour de la présidentielle. On va bien les retrouver sur le candidat UDF. Je ne suis pas du tout persuadé que celui-ci soit enclin à se désister en faveur de la droite au second tour des législatives. On pourrait donc bien assister à une triangulaire. Une chose est sûre, les électeurs jugeront les projets et l'énergie que les candidats mettront à les convaincre. »
Joan Taris (candidat UDF aux élections législatives) :
« D'une part, les chiffres montrent que les électeurs de François Bayrou au premier tour se sont reportés de manière assez égale entre Sarkozy et Royal. Les votes blancs représentent une troisième part significative. Ce constat est particulièrement valable à Blanquefort. Il montre le caractère réellement centriste de l'électorat Bayrou. On devra naturellement en tenir compte.
D'autre part, le score de la gauche réalisé à Blanquefort se situe dans une fourchette assez moyenne. Globalement, il y a très peu de voix de différence entre Royal et Sarkozy. On est typiquement dans le Médoc radical, modéré, balancé. Pour moi, cela ne change rien à l'affaire. Je partirai sous les couleurs du Mouvement démocrate qui sera créé jeudi à partir de l'UDF.
Pour équilibrer le pouvoir, il faut un parti de bon sens. Un parti capable de soutenir ce qui va et de s'opposer à ce qui ne va pas. Un parti qui défende l'intérêt général de manière pragmatique, dossier par dossier, sans a priori. Le Mouvement démocrate sera le mieux placé pour répondre à ces critères ».
Par Roland et les autres
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Mardi 8 mai 2007
UN ELAN POUR NOS VALEURS
Dimanche 06 mai 2007
Election de Nicolas Sarkozy
Avec une participation massive aux premier et second tours, c'est d'abord une victoire pour notre démocratie.

Ce nouvel élan, autour de notre Président de la République Nicolas Sarkozy, doit être avant tout celui du rassemblement, basé sur une solide majorité parlementaire.

Il est important que cette dynamique permette au Médoc de poursuivre les projets engagés depuis cinq ans, pour accroître notre développement local.

Pour l'avenir de notre presqu'île, continuer ensemble, c'est nécessaire !

Jean-François REGERE
Par Roland et les autres
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Mardi 8 mai 2007
Par Roland et les autres
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Dimanche 13 mai 2007
UMP. -- Un jour après Pascale Got, le député Jean-François Régère lance sa campagne et annonce son suppléant : Didier Mau, maire du Pian-Médoc

: Olivier Delhoumeau



Jean-François Régère a lancé sa campagne à Lesparre
PHOTO O. D.
En meeting, PS et UMP cultivent leur différence jusque dans la manière d'agencer les chaises dans une salle. Tandis que la gauche privilégie l'arc de cercle, façon hémicycle, la droite lui préfère la disposition en rangées rectilignes. Evidemment, cette observation ne vaut que pour les deux réunions publiques de mercredi et jeudi soir.
Jean-François Régère a donc lancé sa campagne. Comme Pascale Got la veille, il a choisi de le faire à Lesparre, sous-préfecture du Médoc. Avant le verdict des urnes des 10 et 17 juin, le député sortant peut déjà s'enorgueillir d'une première victoire. Il a rassemblé plus de monde que sa concurrente socialiste : 300 personnes environ contre 200 pour Pascale Got, qui bénéficiait pourtant de l'appui d'un ancien ministre (Jean Glavany).


Détermination. Costume bleu et blanc aux couleurs de l'UMP, pupitre recouvert du drapeau national, affiches à l'effigie de Nicolas Sarkozy et de Jean-François Régère, la victoire de la droite dimanche dernier imprégnait l'enceinte de l'Espace... François-Mitterrand. Entouré du sénateur-maire de Soulac Xavier Pintat et de nombreux élus locaux, Jean-François Régère a chaleureusement remercié tous ceux qui oeuvrent à ses côtés. Il a aussi annoncé le nom de son suppléant. Il s'agit de Didier Mau, maire du Pian-Médoc (voir ci-dessous). Louant la « brillante victoire » de Nicolas Sarkozy, « il est important de montrer toute notre détermination et de défendre nos valeurs primordiales : rigueur, combativité, transparence, dialogue et respect de la différence », dit-il. L'enjeu des législatives est clair : « on doit accorder une majorité parlementaire à notre président pour enclencher des réformes courageuses et ambitieuses ». Il stigmatise a contrario « l'immobilisme et la logique d'assistanat » développés par le camp adverse.


Bilan. Inférieure à la moyenne nationale, la victoire de Nicolas Sarkozy en Médoc laisse présager des élections législatives assez serrées. Les scores élevés de l'UMP, obtenus dans les cantons de Lesparre, Pauillac, Saint-Vivien et Saint-Laurent dans une moindre mesure, ont été applaudis. Teintés de rose, ceux de Castelnau et Blanquefort ne doivent pas conduire au doute. « Ne cédons pas à la fatalité », exhorte-t-il. « Portons nos efforts de conquête sur le terrain par des actions pédagogiques. Il nous appartient de renforcer notre léger avantage. » Persuadé que le « facteur humain » jouera un poids déterminant dans cette élection locale.
Contrairement à ses adversaires qui, la veille, lui avaient taillé des croupières, le député n'a pas sorti la "boîte à gifles". S'agissant de Pascale Got, il s'est toutefois étonné qu'elle veuille axer sa campagne sur son bilan. « Son seul mandat est celui de conseillère municipale au Pian. Et encore, il se dit qu'elle siégerait rarement en séance. De quel bilan parle-t-elle exactement ? Comment peut-elle prétendre bien connaître le Médoc et ses habitants ? ».


Emploi. Jean-François Régère s'affiche en homme de terrain, proche des gens. Selon lui, les gouvernements Raffarin et Villepin ont engagé de grandes réformes (retraite, lutte contre l'insécurité...) qui ont profité au Médoc. Il cite encore la reconversion du CFM d'Hourtin, la revalorisation des petites retraites, la restauration du patrimoine ancien (Abbaye de Vertheuil, phare de Cordouan etc.), le classement du Médoc en zone de revitalisation rurale. Il souligne l'octroi par l'Etat d'une « subvention exceptionnelle » de 1,5 million d'euros, destinée à la sécurisation du tronçon Picot-Salaunes sur la RD 1 215 (RN 215). Un argument battu en brèche par le conseiller général Yves Lecaudey (voir notre édition d'hier). Chasse, sylviculture et viticulture, Jean-François Régère estime honorer, par son bilan, ces trois domaines cruciaux pour le Médoc.
Il convient que des efforts restent à faire. « Il faudra notamment engager un plan de relance de la filière viticole sur 5 ans, afin de reconquérir des parts de marché mondial. D'une manière générale, je me battrai aussi pour développer notre emploi ». Il a aussi évoqué le rattachement de la chasse au ministère de l'Agriculture, annoncé par Christian Estrosi, ministre délégué à l'aménagement du territoire. Une mesure que guettent les chasseurs depuis des années.
Par Roland et les autres
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Dimanche 13 mai 2007




Didier Mau, maire du Pian-Médoc, a accepté d'être le suppléant de JFR
PHOTO CLAUDE PETIT
« C'est un moment spécial pour moi, car j'ai une nouvelle à vous annoncer : le nom de mon suppléant. C'est un homme d'une grande valeur, aux qualités nombreuses, un Médocain de coeur. Je pense que nous allons former un bon tandem, car nous sommes complémentaires : je suis l'homme de la terre et lui l'homme de lettres. Il s'agit de Didier Mau », lance Jean-François Régère. Applaudi chaleureusement, l'intéressé ne s'est pas avancé vers la tribune. Et pour cause, il n'était pas présent à Lesparre, ce jeudi soir. Didier Mau, maire du Pian-Médoc et vice-président de la communauté de communes Médoc Estuaire, était justement retenu par une réunion de bureau de la CdC. Mais promis, il accompagnera le député sortant dans toutes ses autres sorties. Ironie du sort, Pascale Got, la candidate PS, est conseillère municipale au Pian. A l'instar du duo socialiste, l'UMP s'offre aussi une équipe nord-sud. Exclusivement masculine. « C'est un homme de conviction, il s'est battu sur les grands dossiers, a défendu les intérêts des habitants de sa commune et du canton. Je le connais, c'est un homme loyal. Je sais que son aide nous sera précieuse pour continuer notre combat, pour gagner le Médoc. »
Par Roland et les autres
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Dimanche 13 mai 2007
PARTI SOCIALISTE. -- Jean Glavany a participé au meeting de Pascale Got qui lançait sa campagne. Entre mobilisation, critique du bilan Régère et propositions

: Olivier Delhoumeau



De gauche à droite, Jean-Jacques Corsan, Jean Glavany et Pascale Got ont tenu meeting mercredi soir à l'Espace François-Mitterrand de Lesparre
PHOTO O. D.
Rugbyman dans sa jeunesse, Jean Glavany a conservé de son expérience en ovalie, un esprit. Une sorte de philosophie qui parsème ses discours de campagne. Présent mercredi soir à Lesparre, le député des Hautes-Pyrénées venait soutenir le lancement de campagne de Pascale Got, candidate socialiste dans la cinquième circonscription. Militants, sympathisants, élus locaux, près de 200 personnes étaient autour de leur candidate et de son suppléant, Jean-Jacques Corsan.
Six mois de combat pour la présidentielle, le verdict de dimanche, la défaite, « lourde », et la « déception qui l'accompagne », Jean Glavany a reconnu tout cela. « Il faudra en tenir compte. Le temps de la réflexion viendra pour en déterminer les causes, mais ce n'est pas la priorité du moment », expose-t-il. « La première cause de notre échec, c'est la réussite des autres. Ne perdons pas de temps en créant de la division, car les responsabilités sont collectives. Un combat vient de se terminer, un autre commence : celui des législatives ! ».
Pas question pour l'ancien directeur de campagne de Lionel Jospin en 2002 de jouer les fossoyeurs de Ségolène Royal et François Hollande. Manches remontées, Glavany a parlé à la tribune lesparraine pour « relever la mêlée » du camp socialiste. Il a notamment insisté sur le changement des règles pour ces législatives. « Il n'y a plus une circonscription, mais 577. Et dans chacune d'elles, tout est jouable. Car un match n'est jamais joué d'avance ».


Rassembler. Pour Glavany, il est crucial que la gauche soit forte à l'Assemblée nationale. Il souhaite un rééquilibrage des pouvoirs. Etat, Sénat, Conseil constitutionnel, Conseil supérieur de l'audiovisuel, « l'UMP est en train de tout contrôler. Sans compter les amitiés personnelles du petit navigateur de Malte avec des grands patrons de presse ». Un groupe socialiste fort à l'assemblée, ce serait, selon lui, la garantie d'un « espace de respiration dans notre démocratie ». Quitte à retourner dans une situation de cohabitation. « N'a-t-on pas fait de bonnes réformes pour la France en 1997 et 2002 ? », interroge-t-il. « La responsabilité première des socialistes aujourd'hui : rassembler et porter la voix de tous ceux qui s'interrogent sur le sens de la présidence de Sarkozy ».


« Coquille vide ». Jean-François Régère ? « Je me suis fait procurer sa photo parce que je ne le connais pas. Pourtant, je suis chaque semaine à l'Assemblée », ironise-t-il. Un simple exemple de la volée de bois vert qui s'est abattue sur le député sortant... Pascale Got y est allée aussi de son couplet sur Jean-François Régère. Son bilan ? « Une coquille vide. Le nord rural n'a pas décollé de ses problématiques. Au sud, il ne vient jamais. Je ne l'ai même pas vu l'autre jour à Parempuyre, pour le forum des salariés de Ford. » Elle promet, si elle est élue, d'être une députée à temps plein. D'où son refus du cumul des mandats. Elle souhaite pour le Médoc un « programme réfléchi ». Un projet qui reposerait sur un schéma d'aménagement du territoire. Ses axes forts : la protection des sites environnementaux, l'aménagement et la sécurité des axes routiers, l'amélioration des transports en commun et le maintien des services publics et de proximité. Elle prévoit par ailleurs un schéma de développement économique et un plan d'urgence pour la santé, fondé sur huit mesures concrètes.
En janvier, Pascale Got était venue ici même à Lesparre, avec Jean-Jacques Corsan, pour présenter sa candidature. Cinq semaines avant le premier tour, elle donnait mercredi le top dé part de sa campagne.
Par Roland et les autres
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Dimanche 13 mai 2007

La dernière fois qu'il est venu en Médoc, Jean Glavany était à bord d'un hélicoptère. Il survolait la forêt dévastée par la Tempête de 1999.
Mercredi 9 mai 2007. « Nous préparons un coup de vent, mais ça n'ira pas jusqu'à la tempête ce coup-ci », prévient Yves Lecaudey, présent avant-hier au meeting socialiste.
A l'instar de Glavany, le grand argentier du Conseil général ne veut pas céder au découragement. Il en appelle à la mobilisation pour les législatives. Son soutien à Pascale Got semble aujourd'hui sans réserve. Il loue en elle « son sens de l'écoute, sa pugnacité, sa connaissance des dossiers et sa capacité de travail. On aurait grand tort de confondre son calme souriant avec de la résignation », glisse-t-il.
Sans concession.
A l'inverse, Lecaudey s'est montré sans concession pour l'action du député Régère. Citant Tocqueville, comme Aymar Achille-Fould en son temps, il synthétise : « C'est une très grande chose que de n'avoir rien fait, à condition de ne pas en abuser. » Puis il détaille : « Je me suis procuré le compte rendu de ses interventions à la tribune de l'Assemblée nationale ». Yves Lecaudey déplie une grande page blanche... « La copie est certifiée conforme ! », ponctue-t-il. « Au Conseil général, absent 27 fois sur 51 présences possibles. Au Pays Médoc ? Peu présent également. Il se fait surtout remarquer par la présence assourdissante de son silence. Difficile de conclure à l'hyperactivité dans ces conditions ».
« Le travail des autres ».
Reprenant les déclarations du candidat Régère en 2002, il souligne aujourd'hui « les promesses non tenues ». Mais il y a plus grave à ses yeux, « les appropriations du travail des autres ». Et Lecaudey d'énumérer : « Le soutien à la création du pôle de compétitivité pin maritime, pour relancer la filière bois/papier, s'est négocié entre le préfet, la Région et un peu les conseils généraux ». Il conteste aussi l'idée d'une subvention exceptionnelle d'1,5 million d'euros, pour l'aménagement de la RD 1215 (ex RN 215), entre Picot et Salaunes. « Ce volet est inscrit au contrat de plan Etat-Région et le Conseil général a proposé à l'Etat de faire une avance de 6 millions d'euros pour les acquisitions foncières, l'élargissement et le giratoire. La soi-disant subvention exceptionnelle de Régère correspond à la restructuration de l'ancien itinéraire de la 215, entre la rocade et la traversée d'Eysines-Le Vigean. Ces travaux seront menés sous maîtrise d'ouvrage de la CUB et la subvention de l'Etat était tout à fait prévue. » Il cite encore le cas du centre de formation d'aides-soignants à Lesparre, la « subvention exceptionnelle » pour la polyclinique et le rond-point de La Winery d'Arsac. « J'espère que nous aurons l'occasion d'en débattre publiquement, parce que pour ne rien vous cacher, j'ai un peu les boules ».

Par Roland et les autres
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Dimanche 13 mai 2007

 Une excellent article du Journal du Médoc

"Les élections se succèdent et le symptôme persiste : le canton de Pauillac reste un bastion du Front national en Gironde. Un réflexe qui ne s'atténuera qu'au prix « d'un long cheminement culturel » estime le maire de Pauillac Sébastien Hournau.



 

Persistance lepéniste
Cela saute aux yeux en parcourant les tableaux de résultats du premier tour de l'élection présidentielle : le canton de Pauillac arrive en tête des sept cantons de Gironde où le vote en faveur du candidat du Front national Jean-Marie Le Pen a dépassé les 15 %. Avec 17,33 % des votes exprimés, l'extrême droite se place même en troisième position sur ce canton, derrière Nicolas Sarkozy (UMP) et Ségolène Royal (PS). Ceci ne fait que conforter une tendance historiquement bien installée sur ce territoire viticole et estuarien. A l'élection présidentielle de 1995 comme à la législative de 1997, le FN a réalisé des scores avoisinant ou dépassant les 20 % à Pauillac. En 2005, il raflait sur le canton 14,15 % des suffrages pour l'élection cantonale et 19,05 % pour l'élection des conseillers régionaux.

> Entre le premier tour de 2002, où il était arrivé en tête en Médoc avec 16,48 % des votes, et celui de 2007, Le Pen n'a perdu que 473 voix sur la 5ème circonscription électorale de Gironde. Il perd peu en nombre de voix, mais beaucoup en pourcentage. Car à la différence du premier tour de 2002, la participation a été très forte, favorisant comme souvent en pareil cas les votes en direction des partis traditionnels, PS et UMP, même si l'UDF de François Bayrou a bousculé les habitudes et les repères dans ce scrutin. C'est bien connu, les militants des extrêmes votent toujours en grand nombre. Ceux du FN l'ont prouvé. Ce qui n'étonne guère Denis Lemoine, responsable du parti en Médoc, qui sera une fois encore candidat aux prochaines élections législatives. « Il est tout à fait logique qu'on ait un maintien de nos voix sur le Médoc, puisque c'est une circonscription qui souffre du chômage, du retrait des petits commerces, des problèmes viticoles, explique-t-il dans le brouhaha du traditionnel défilé frontiste du 1er Mai à Paris. Le Médoc n'arrive pas à se sortir de ce bourbier (…) J'ai la conviction que le tourisme vert en Médoc permettrait de créer des emplois. »

> On peut toujours commenter les pourcentages, les triturer, les comparer, leur donner du sens. Mais lorsqu'il s'agit de comprendre le sens profond de ce vote d'extrême droite, l'affaire se corse. Bien sûr, il y a cet effet de levier national : la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy a manifestement séduit ces électeurs idéologiquement instables qui avaient trouvé refuge dans le vote FN. Et puis dans un Médoc que l'on dit revêche, rebelle, hostile à l'autoritarisme, on se dit que certains ont cru trouver en Jean-Marie Le Pen l'image d'un homme anti-système, à contre-courant.
Il faut aussi tenir compte des spécificités locales. Ce que fait Sébastien Hournau, maire de Pauillac et conseiller général, en expliquant qu'une partie de l'électorat du centre Médoc « historiquement de la gauche populaire », déçu par le Mitterrandisme puis par Lionel Jospin, s'est dirigé vers le FN plutôt que de rejoindre la droite traditionnelle qu'incarne Sarkozy ! « Ils ne se sont pas reconnus en la candidate de gauche (Ségolène Royal, NDLR), analyse Sébastien Hournau, peut-être par un manque de lisibilité sur certaines thématiques, comme celle de la sécurité. » Où l'on reparle de cette chose impalpable et diffuse : le sentiment d'insécurité. Si l'on en croit le maire de Pauillac, il faudra un « long cheminement culturel » pour que ce ténia disparaisse des esprits dans une ville, la sienne, qui a retrouvé le calme après que les gendarmes ont mis fin aux agissements de délinquants, « minoritaires » comme il est de bon ton de préciser. On pense notamment au démantèlement du réseau dit des « yes cards » fin 2003. Les meneurs de ce réseau étaient des Pauillacais issus de familles d'origine maghrébine. Il n'en faut pas plus pour conforter certains électeurs dans leur vote lepéniste. « Ce vote s'inscrit dans la durée, estime Sébastien Hournau. C'est un réflexe difficile à modifier. » Aujourd'hui, c'est la sédentarisation de gens du voyage qui alimente le « réflexe identitaire national ».
Aux facteurs objectifs - « désindustrialisation » (fermeture de la raffinerie Shell), « hausse du chômage » - s'ajoute « un sentiment d'abandon » sur lequel prospère l'idéologie du FN. Autre élément sociologique à prendre en compte selon le maire de Pauillac : le canton de Pauillac profite moins du « brassage de populations » que d'autres zones de la presqu'île où la poussée démographique et donc l'arrivée de néo-Médocains est propice à l'ouverture d'esprit, et qui sait, à un peu plus de tolérance.

> D'après nos informations, le vote d'extrême droite s'est aussi ancré dans les quartiers populaires de Canteranne, du Pradina ou de Hauterive. Le marketing politique du FN a conquis une frange de la population marocaine immigrée, professionnellement et socialement bien installée, sensible au discours anti-immigration censé protéger leurs acquis et leur pain quotidien. On sait aussi que les cours d'alphabétisation organisés en Médoc, et s'adressant majoritairement à une population d'origine maghrébine, suscitent parfois des remarques désobligeantes... Mais rien de quantifiable, juste des propos et des anecdotes recueillies par-ci par-là. Un racisme que l'on dit ordinaire et qui sort du bois à chaque élection.
A Saint-Estèphe, les chiffres parlent d'eux-mêmes : 22 % des votes sont allés à Jean-Marie Le Pen. A Cissac-Médoc, le vote FN est le plus faible du canton (13,56 %). Derrière son comptoir, Renaud, le patron du Bar des Sports, en entend… de toutes les couleurs. Selon lui, « les gens se gargarisent de Pauillac » et de ses « histoires d'insécurité ». C'est sûr, depuis 2002, il a constaté que « les gens se disent plus facilement du FN ». « Mais certains qui paraissent virulents ne voteront pas forcément Le Pen, ajoute-t-il. C'est un peu « faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais »… Et puis l'effet du 2ème tour de l'élection de 2002 a fait peur. Cette fois, les gens ont voté utile, ils sont été plus précautionneux dans leur vote. » Pas de quoi, en tout cas, lui faire modifier sa phrase fétiche en forme de contre-pied à Jean-Jacques Rousseau : « L'homme est infiniment mauvais. »
Sur le canton de Pauillac, le troisième homme de ce premier tour de l'élection présidentielle n'est pas François Bayrou, mais Jean-Marie Le Pen. Qui a donné sa consigne à ses partisans pour le second tour : s'abstenir."
Par Roland et les autres
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