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Lacanau 2008 est là pour le dialogue.
Nous nous sommes interrogés sur le devenir de Lacanau 2008.
Faut'il le continuer?
Répond Il à un besoin?
Est il attractif?
Comment le faire évoluer?

Les quelques animateurs de Lacanau 2008 et d'autres personnes, en particulier d'associations canaulaises, ont souhaité créer un blog appellé http://lacanau.over-blog.fr/

Ce blog est en phase de test: contenus , graphismes , rubriques sont encore à "peaufiner".

Nous souhaitons recevoir vos critiques, vos remarques, vos suggestions pour améliorer ce blog.

Pendant quelques temps le contenu de Lacanau.over-blog  sera similaire à celui de Lacanau 2008.

Merci de votre soutien

Lacanau: Le Lac

Lundi 30 avril 2007
-- Les pêcheurs se sont retrouvés au bord du canal pour un concours traditionnel. Et trois nouveaux gardes vont arriver

: Véronique Boscher



Pendant le concours
PHOTO V. B.
Il y avait des conditions idéales samedi pour le premier concours de pêche de la saison, organisé par La gaule canaulaise : un site magnifique, un temps ensoleillé et surtout une bonne ambiance. L'objectif pour l'association, qui reste sous tutelle de la fédération jusqu'en 2008, était de redonner vie à ce concours au pont du canal, manifestation qui fait partie de la tradition canaulaise. Les partici pants étaient majoritairement jeunes, ce qui représente un bon espoir pour l'avenir de cette activité sportive.


Prises modestes. Il n'y avait qu'une seule concurrente féminine par contre, qui n'a donc pas eu de mal à remporter le premier prix dans sa catégorie. Dans l'ensemble, les prises étaient modestes mais la bonne humeur au rendez-vous.
Les vainqueurs sont repartis avec de jolis lots de vin et de produits du terroir, qui leur ont été remis par le maire, Jean-Mi chel David, accompagné par Jacques Arnou-Laujeac, adjoint responsable de la commission sport et Jean-Claude Dartiguelongue, conseiller délégué au lac. Pendant le verre de l'amitié au bord du canal, il était déjà question d'une prochaine date très attendu par les pêcheurs, notamment l'ouverture de la pêche aux carnassiers le samedi 12 mai prochain.
Par Roland et les autres
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Mercredi 2 mai 2007
 Les Hollandais résidant en Aquitaine célébraient, dimanche au Moutchic, leur fête nationale

: Véronique Boscher.



Les expatriés « oranges »
PHOTO VERONIQUE BOSCHER


Jeux en orange sur la plage
PHOTO VERONIQUE BOSCHER
Ils étaient une centaine dimanche dernier à se retrouver au restaurant l'Araucaria au Moutchic pour une fête toute en orange. L'orange - oranje en néerlandais - étant la « couleur nationale » des Pays-Bas car elle fait référence au nom de la famille royale qui s'appelle « van Oranje Nassau ».
Une fête nationale que les Hollandais appellent « koniginnedag » ou fête de la reine car elle coïncide avec la date d'anniversaire de la défunte reine mère Juliana. Pour honorer la mémoire de sa mère, l'actuelle reine Béatrix, qui a pourtant son anniversaire en janvier, a décidé de garder cette fête en avril. Cette journée est devenue une véritable fête nationale avec des manifestations festives dans toutes les communes des Pays-Bas.


Réglisse salé. Les Hollandais expatriés, pour ne pas être en reste, organisent eux aussi leur fête de la reine, où qu'ils se trouvent dans le monde. Et pour la région Aquitaine, c'est l'association N.T.C.C. (1), centre pour la promotion de la langue et de la culture néerlandaise, qui s'en charge. Depuis deux ans, l'association essaie d'associer à la manifestation une composante touristique, permettant aux résidants de découvrir davantage la région. Et c'est pour cette raison que la fête à eu lieu à Lacanau cette année, à l'initiative de trois couples hollandais, devenus canaulais d'adoption depuis plusieurs années. La journée a commencé par un rallye pédestre avec plusieurs jeux typiquement hollandais sur le parcours, comme « sjoelen » par exemple, comparable à notre jeu de palet.
Pendant que les adultes découvraient de cette manière les rives du lac de Lacanau, les enfants se sont amusés sur la plage du Moutchic avec des jeux traditionnels. Le repas, servi à l'Araucaria, était évidemment tout en orange avec soupe de potiron, boeuf « stroganoff » aux carottes et fondants nappé d'un coulis orange.
Une petite « boutique » de produits typiquement hollandais était également improvisée sur la terrasse du restaurant. Les amateurs ont pu y retrouver du réglisse salé, des gaufres au sirop ou des préparations pour « poffertjes », qui sont de toutes petites crêpes plutôt épaisses, adorées par les enfants.
Pour les expatriés d'Aquitaine, cette journée festive était une belle occasion de se retrouver entre compatriotes et de faire revivre les traditions de leur enfance.
(1) Le N.T.C.C. Aquitaine organise des cours de néerlandais pour enfants et adultes au Taillan Médoc. Renseignements au 05.56.51.81.54 ou sur http:/ntccaquitaine.canalblog.com
Par Roland et les autres
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Jeudi 7 juin 2007
-- L'association des riverains du lac présente son bilan et tire la sonnette d'alarme

: Véronique Boscher

« Je suis une femme en colère », a répété Evelyne Monge, présidente de l'Association des riverains du lac de Lacanau (ARLL), à plusieurs reprises au cours de l'assemblée. « En colère » pour plusieurs raisons, à commencer pour l'absence des élus à cette réunion annuelle. Une absence que ces derniers ont expliqué dans une lettre, adressée à la présidente, et qui évoque « l'expérience amère » de l'assemblée 2006, dont le « compte rendu à charge a(vait) été diffusé quatre mois après la réunion... en pleine campagne électorale ». Après lecture de « ce compte rendu » et du dernier « journal » de l'association, et à cause de « l'engagement personnel (de la présidente) sur une liste politique (adverse) lors des élections complémentaires d'octobre 2006 », le maire, Jean-Michel David et les élus signataires de la lettre, considèrent que l'ARLL n'a pas « conservé son engagement apolitique ». Raison pour laquelle les élus signataires ont décidé ne pas assister à la réunion. Evelyne Monge regrette cette décision, la qualifiant « d'inadmissible », l'association et ses adhérents ayant besoin de cet « échange avec les élus » de la commune. « Je répète que l'ARLL reste une association apolitique, malgré mon engagement lors des dernières élections ».


Malgré tout. Quant aux différentes actions menées par l'association, « il y a quand même des résultats positifs », a déclaré la présidente. D'abord dans le dossier des cidex, très abîmés dans certains quartiers autour du lac, et qui sont en cours de remplacement (groupements de boîtes aux lettres). « Le chemin des douaniers est également en voie de réparation, a-t-elle poursuivi, suite à l'intervention de l'ONF (Office national des forêts) et l'énorme travail des employés municipaux ». Positif aussi le nettoyage de six hectares sur le site du CMS (Centre médico-scolaire) avec création d'une « allée de promenade ». D'autres dossiers provoquent en revanche la colère de la présidente, comme celui du lagarosiphon, une plante immergée très envahissante qui pose problème dans le lac. Evelyne Monge ne partage pas du tout l'avis de Jean-Claude Dartiguelonge, conseiller municipal délégué au lac, qui lui a écrit, dans un mail de janvier 2007, que « le développement du lagarosiphon est actuellement en nette régression ». « Les riverains ne l'ont pas remarqué et je vois les gens l'arracher pour pouvoir se baigner », dit elle.


Elle a aussi évoqué les problèmes sanitaires liés à la présence des cygnes, avant de parler des concessions du Moutchic, dont l'association souhaiterait en conserver au moins une, « en mémoire de l'histoire des villages le long des rives du lac ». Evelyne Monge s'est également insurgée « un propriétaire à Longarisse qui se fabrique petit à petit une vue sur le lac en coupant à la hache des petits pins qui le gênent, année après année. On ne peut pas laisser faire des choses comme ça. On ne peut pas faire d'un lac naturel ce que l'on veut », a-t-elle lancé. Pour clore le chapitre sur l'incivisme, elle a ajouté « un point d'irritation personnel » concernant le ramassage des déchets verts. « La municipalité nous enlève gratuitement nos déchets verts, mais il faut savoir contrôler ses excès ». Et elle explique qu'elle a assisté à l'enlèvement des déchets d'un seul propriétaire, qui a nécessité la mobilisation de deux agents municipaux, ainsi que l'utilisation de deux camions et d'un tractopelle. « Restons civiques » a-t-elle conclut.
Par Roland et les autres
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Mercredi 27 juin 2007
:Véronique Boscher



Le club Voile Lacanau Guyenne veut s'investir davantage en faveur de l'environnement
PHOTO V. BOSCHER
C'est une nouvelle étape que vient de franchir le club Voile Lacanau Guyenne (VLG). Tout d'abord parce que le club, déjà labellisé EVF (école de voile française), peut apposer une nouvelle plaque Afnor, certifiant son respect d'une démarche qualité. Une reconnaissance de la part de l'association française de normalisation grâce à la conformité de VLG à un ensemble de critères, garantissant des prestations de qualité. Mais aussi et surtout parce que le club se lance dans un projet de développement durable. Pour Claudie Chourrot, présidente de VLG, l'objectif est « d'agir sur la qualité de notre environnement », par l'enseignement du respect et par la sensibilisation du publique au partage des lieux. Et ce, en faisant connaître et limiter les effets du développement économique et en participant à l'équité sociale et au développement solidaire.
« Nous sommes le seul club en Aquitaine à mettre en place un véritable projet de ce genre », dit-elle. Un projet, dont les premières actions verront le jour courant 2007, pour être poursuivies jusqu'en 2009, ce qui permettra d'étaler leur financement. « Pour 2007, les actions seront plutôt d'ordre pratique, explique la présidente, vu que l'année est déjà bien avancée ».


Solaire, éolien... Il s'agira principalement de communication, par fiches pédagogiques et par Internet, et de créer des liens avec tous les partenaires potentiels du projet, comme la commune de Lacanau, la région et le département, la fondation Nicolas Hulot, l'Office national des forêts, la Sepanso et bien d'autres. Le club veut également créer un lieu d'observation et d'expériences avec la mise en place d'un panneau solaire photovoltaïque et la réalisation de maquettes d'un four solaire et d'une éolienne.
Pendant l'été, tous les stages du club intègreront une sensibilisation à la protection de l'environnement et une présentation des différentes techniques d'énergies renouvelables. Parallèlement, VLG s'engagera de son côté dans les actions de ses partenaires comme Défi pour la terre ou le Plan climat régional.


Espace pédagogique. En 2008, le club espère aussi réaliser un espace spécifique éco-éducatif, en partenariat avec la commune de Lacanau, par la construction ou la réhabilitation d'un bungalow de 30 mètres carrés, chauffé et éclairé en autonomie grâce aux énergies renouvelables, avec récupération d'eau de pluie. Un espace pédagogique qui permettra de travailler avec les enfants des écoles et des centres de loisirs. « Nous voulons également développer un partenariat avec un établissement scolaire de la côte du sud-ouest marocain, poursuit la présidente, grâce à des échanges réguliers par Internet ». Un partenariat qui pourrait être concrétisé par un séjour et un échange de jeunes entre le Maroc et Lacanau en 2009.
Pour plus d'informations sur les activités du club, voir le site internet http://voilelacanau.free.fr
Par Roland et les autres
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Vendredi 13 juillet 2007
: V. B.



Déguisement obligatoire pour les participants
PHOTO VERONIQUE BOSCHER
Pas moins d'une centaine de véliplanchistes étaient au rendez-vous de la vingt-quatrième édition du Lacanau Wind Trophée, une régate de 24 heures de planche à voile par équipe de deux à trois surfers. Une épreuve conviviale qui a pour but de réunir tous les véliplanchistes de la région, et en dehors, puisqu'il y avait même des participants du Nord et de la Bretagne.
Les participants se sont mesurés lors de courses sur des parcours compris entre 45 minutes et une heure et demie. Ils avaient trois manches le samedi et trois le dimanche, dans de bonnes conditions météo avec un vent modéré. « Nous déplaçons les parcours sur le lac pour garder un peu plus le challenge », explique Nicolas Beudou, président de l'association Lacanau Wind, association qui organise l'événement en partenariat avec le Comité des fêtes du Moutchic. Les véliplanchistes doivent par exemple trouver le canal au bout du lac, ce qui n'est pas évident parce qu'il est difficile d'accès. La manche devient alors un véritable parcours d'orientation. La fin des régates de samedi a été rythmée au son de la Band'à Léo, banda qui a joué en haie d'honneur à l'arrivée des premiers.


Concerts. Après les efforts sportifs, place à la fête avec une soirée musicale qui a débuté vers 20 heures avec un spectacle de percussions et un gala de danse, présenté par l'association Corps Activ'. Apéro et grillades terminés, ce sont les Z'Animateurs qui ont lancé la soirée, laissant la place ensuite à Manu Plus qui a mixé jusque tard dans la nuit. Les lendemains sur la planche à voile n'ont pas dû être faciles pour tous les participants.
Le président de Lacanau Wind tient à remercier tous les partenaires et les bénévoles qui ont participé à la réussite de ce week-end et sans qui cet événement sportif et festif ne pourrait pas avoir lieu. Et en particulier Badette, responsable de tous les repas à elle seule.
Le Lacanau Wind Trophée a été remporté par Mathieu Bugeaud et Alexandre Guyader dans la catégorie open hommes et Claire Bouillet avec Cécile Lavaud dans la catégorie open femmes. Dans les séries jeunes, ce sont Thomas Laens et Paul Swidzinsky qui étaient les meilleurs pour les hommes et Estelle Brun avec Claire Marchal et Juliette Barbarin pour les femmes. Le prix du meilleur déguisement a été attribué à l'équipe du club de voile du Moulleau-Pyla et à l'équipe de l'UCPA Bombannes. Le trophée night and day, qui récompense la meilleure prestation aussi bien de jour comme de nuit, était pour Laurent Braure.
Par Roland et les autres
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Mercredi 29 août 2007
ENVIRONNEMENT. --Le lac de Lacanau est menacé par le lagarosiphon major. La plante se propage à grande vitesse et menace la faune et la flore du milieu

:Sébastien Bardos


Devant l'ampleur du problème, les riverains entreprennent des actions d'arrachage
PHOTO
Vous avez peut-être fait la connaissance de cette plante envahisseuse en nageant dans le lac de Lacanau. A certains endroits, elle est présente jusqu'au bord et vous chatouille désagréablement le corps dès les premières brasses. Cette herbe originaire d'Afrique du Sud, présente dans de nombreux lacs français, a été repérée pour la première fois à Lacanau en 1985. Ne connaissant pas de prédateurs en Europe, elle s'est peu à peu installée. Sa technique de conquête est le marcottage. Il suffit qu'un brin soit coupé, par exemple par l'hélice d'un bateau ou par la patte d'un cygne lorsqu'il nage, pour que le morceau séparé donne naissance à un nouveau pied un peu plus loin. Grâce à ce mode de reproduction efficace, dans les années 90, le lac était criblé de lagarosiphon.
La gelée féroce de l'hiver 2000-2001 a pourtant eu raison de l'hôte indésirable et les riverains pensaient en avoir fini avec elle. Malheureusement quelques années plus tard, force est de constater que la mauvaise herbe a repris le dessus. On la trouve un peu partout dans le lac, quoique plus particulièrement dans les conches, notamment celle de Carreyres. Selon Julien Demaere, patron d'une agence immobilière, résidant sur le lac à l'année, et à qui ce problème tient particulièrement à coeur, la lagarosiphon présente de nombreux inconvénients.


Focardage. Elle est tout d'abord une gêne importante pour le tourisme. Elle rend difficile la pêche, les brins s'accrochant dans les lignes, mais aussi la voile, la dérive se prenant elle aussi dans les filets végétaux. La baignade devient également désagréable, voire dangereuse. Plus grave, la plante remplace de manière inquiétante toute la flore traditionnelle, ce qui a bien sûr une répercution sur la faune. Il y a visiblement de moins en moins de poissons.
De plus, en empêchant la lumière de pénétrer vers le fond, le lagorasiphon accélère l'eutrophisation du plan d'eau et son envasement.
Face à ces dangers multiples, la meilleure solution serait de mener une action de focardage, c'est-à-dire d'arrachage à l'aide d'une machine. « Nous avons fait plusieurs demandes à la mairie pour que ce problème soit pris en compte. Rien n'a pour l'instant été fait », déclare Julien Demaere. Au rythme de propagation de la plante, il se peut que si aucune démarche n'est mise en place dans les années à venir, les conséquences soient désastreuses pour le milieu.
Par Roland et les autres
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Mardi 4 septembre 2007
LACANAU -- L'ATSCAF 33 célébrait samedi le 20e anniversaire de son triathlon (natation, course à pied, vélo) qui a réuni à Longarisse plus de 400 participants, des vétérans jusqu'aux enfants

: Benjamin Deudon

« Finir ou périr ». D'entrée, le slogan imprimé sur le t-shirt des membres de la Team Quiche semble donner le la. Un triathlon, ce n'est jamais une simple épreuve sportive comme une autre. 500 m de natation dans le lac de Lacanau, 25 km de vélo et surtout 5 km de course à pied dans le sable... C'est à se demander si cette distance dite "Triathlon de promotion" mérite son nom, tant la discipline inquiète souvent. Car dès qu'on l'évoque, l'on pense immédiatement aux efforts terribles que produisent ces surhommes (ou femmes) qui participent aux célèbres "ironman" à travers le monde (avec 3,8 km de nage, 180 km de vélo et 42,2 km de course). Qui finissent l'épreuve lessivés, au bord de l'évanouissement.


Les sourires à l'arrivée. Samedi après-midi, au bord du lac de Lacanau, pour les 20 ans du triathlon de l'Association Touristique sportive et culturelle des administrations financières girondines (ATSCAF 33), on n'en était pas à ce point-là. Il n'y avait, pour donner un accent inquiétant à l'épreuve, que les hurlements à la mort de ce Labrador, triste comme les pierres de voir sa maîtresse partir à l'eau. Rassuré par la prestation de sa championne de propriétaire, le chien pouvait attendre sereinement l'arrivée. Certes, la ligne franchie, quelques participants voyaient des étoiles leur passer devant les yeux. D'autres, eux, ont eu besoin de s'asseoir pour mieux reprendre leurs esprits, le visage blême et la respiration haletante. Mais si tous connaissaient un état de fatigue important, la plupart affichaient également un large sourire.


Un plaisir familial. « Ca s'est très bien passé », confirmait Louis Ducongé, 3e de la première vague de participants, à tout juste 16 ans. « Le plus dur, c'était la course à pied dans le sable. Tous les ans c'est toujours aussi dur, mais ça surprend toujours autant. » Auteur d'une performance remarquée, il appuyait ce que tous déclaraient au micro du speaker : il reviendra l'an prochain, « c'est sûr ». Car si l'aspect sportif est essentiel, l'ambiance, elle, est primordiale. Une quarantenaire, à peine la ligne franchie, affichait son plaisir d'être présente « en famille » à Lacanau. Pour René Chanu, vice-président de l'Atscaf 33 (équivalent de l'AS PTT pour le ministère des Finances), c'est bien là l'essentiel. Fraîchement sorti de l'eau (pour l'épreuve par équipe, qui a déplacé plus de 100 personnes), il se montrait ravi du succès de l'épreuve, malgré les réticences du commun des mortels pour cet effort "3 en 1". Mais pour les 20 ans de ce triathlon, il ne pouvait pas en être autrement : tous les participants depuis 20 ans s'étaient vus adresser une invitation pour revenir. Au vu des sourires affichés, il fait peu de doutes qu'en 2027 la ferveur sera toujours la même.
Par Roland et les autres
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Samedi 10 novembre 2007
--La maison du commandant et sa dépendance devraient bientôt être mises en vente par le syndicat mixte

:Cédric Greze


 
Surplombant l'étang du Moutchic, elle tombe en ruine et fait peine à voir. Du temps de sa splendeur, elle hébergeait les directeurs de l'ancien centre médico-social (CMS). Le docteur Pierre Arnou-Laujeac, ancien maire de Lacanau, y a résidé. Dans le c?ur des Canaulais, la maison dite du commandant occupe une place équivalente à la Villa Plaisance et à d'autres trésors du patrimoine communal. Elle est d'ailleurs sous bonne garde, placée sous l'?il vigilant des associations les plus influentes de la commune, qui espèrent toutes sa rénovation.
Site chargé d'histoire, puis de polémiques, sa première occupation date de la Première guerre mondiale, avec un centre d'entraînement pour hydravions de l'armée américaine. Rachetée après la guerre par une société de la Croix-Rouge, l'ancienne base devient un sanatorium, puis un préventorium, et enfin un centre médico-social jusque dans les années 80. Depuis, vendu par la Croix Rouge au syndicat mixte, ce site de 12 hectares est à l'abandon.
Durant les années 90 et 2000, plusieurs projets immobiliers avortent, combattus becs et ongles par l'association Vive la forêt pour non-respect de la loi littorale. En 2005, le Conseil général indique qu'il n'apporterait pas son soutien pour un projet à caractère touristique. Depuis, le dossier végète, et la mairie, embarrassée, ne semble pas trop savoir quoi faire du site.
Elle apporte aujourd'hui un début de réponse, qui sera validée le 22 novembre par le syndicat mixte, avec la division en parcelles du terrain et la mise en vente de deux lots, de 2 400 m2 et de 1 350 m2, correspondant aux maisons du commandant et à sa dépendance. « Ces maisons sont en très mauvais état », constate le maire et président du syndicat mixte Jean-Michel David.
« Elles ont besoin d'être rénovées d'urgence par de futurs acquéreurs. Par contre, la limite des terrains a été tracée de manière à garder les préfabriqués. » M. Lecaudey, conseiller général et vice-président du syndicat mixte, précise par ailleurs que ce terrain finira par devenir la propriété de la commune.


Cahier des charges strict. Selon le maire, un cahier des charges stipulera le caractère d'habitation de la maison de maître et sera rédigé dans l'esprit du futur PLU (Plan local d'urbanisme), qui retiendra des critères esthétiques et architecturaux pour les constructions. Il affirme par ailleurs que la maison est tout à fait « restaurable ». Pour le terrain avec les préfabriqués, aucun projet de promotion immobilière n'est prévu. Il assure également que malgré les affirmations de l'association Vive la forêt, aucune clause n'a été prévue pour contraindre le site à garder une vocation médico-sociale.
La position de l'association, soutenue par la voix de sa présidente, Dominique Gisson, est en tout cas claire : « Nous sommes prêts à une certaine souplesse sur un projet médical, médico-social ou paramédical, par contre, nous ne ferons aucune concession à la loi littorale pour toute autre réalisation. »
Par Roland et les autres
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Lundi 17 décembre 2007
LACANAU .......
--Située au bord de la route qui mène à la station, la Maison du Pont du Canal dépérit peu à peu sous les graffitis

: Cédric Greze


 
C'était une époque bénie. Tandis que les pêcheurs s'égrenaient le long du canal, l'auberge, nichée dans ce coin de verdure sous les pins, résonnait des rires et des repas de fête. Chaque année, le concours de pêche faisait déplacer la moitié de la ville.
Aujourd'hui, c'est la désolation. La maison du canal, à l'abandon et couverte de graffitis, est sous scellés depuis plusieurs années, à la suite de l'intervention auprès du Conseil général d'Évelyne Monge, ancienne présidente de l'ARLL (Association des riverains du lac de Lacanau).


Le choix de la Sepanso. Propriété depuis 1998 du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres, la mairie dit pourtant « s'impliquer depuis 2002 dans les différentes démarches de réflexions aux côtés, notamment, du Conseil général et du conservatoire de l'espace littoral. La Ville était d'accord pour investir dans le cadre de l'aménagement d'un espace d'accueil et d'exposition autour de l'environnement. Espace impliquant le tissu associatif local lié à l'environnement, à l'action culturelle et à l'éducation.
Aucun projet n'ayant pu aboutir, le choix définitif s'est tourné vers la Sepanso, gestionnaire de la réserve de Cousseau. « Les associations locales se montrent effectivement très sensibles au devenir du site, comme elles le sont pour d'autres bâtiments du patrimoine canaulais. Philippe Layan, président d'Aspect (Association pour la sauvegarde du patrimoine et de l'environnement canaulais à conserver et à transmettre) indique que, même s'il n'a pas « mené d'action ciblée sur ce dossier, nous y restons sensibles et trouvons lamentable l'état du bâtiment, comme la plupart des gens ».
De son côté, l'AVLA (Avec vous Lacanau autrement) s'est penchée sur le sujet par l'intermédiaire de l'un de ses adhérents, Robert Gaitte, ancien secrétaire général de l'Office de tourisme.


Vers une Maison de la nature. L'étude de M. Gaitte stipule que « ce lieu est l'emplacement idéal pour la création d'une Maison de la nature. Ce projet pourrait permettre la découverte des beautés naturelles du lac de Lacanau en créant des circuits de promenades en bateau. Ce serait l'occasion de créer à Lacanau-bourg un point d'animation autour de la halte nautique, avec le départ des embarcations. On pourrait aussi, détaille-t-il, accéder à la réserve naturelle de l'étang du Cousseau par le canal, accueillir des classes nature et créer un lieu de découverte centré sur la faune et la flore, ainsi que sur l'histoire et la vie du lac ».
Pour mettre en ?uvre ce projet, Serge Reggiani, président de l'AVLA, pense qu'il faut « un travail en partenariat, sous forme de convention, avec le Conservatoire du littoral, le Conseil général, la Sepanso et la commune. Il faut également impliquer les associations canaulaises. Ce type de fonctionnement existe déjà, par exemple la Maison de Sarah Bernhardt à Belle-Île-en-Mer. Malheureusement, le maire ne sait pas mener un travail d'équipe pour l'intérêt général, lâche-t-il en conclusion ».
Autre son de cloche à la mairie où l'on dit rester « vigilant et attentif sur le devenir et la réhabilitation de ce bâtiment », en affirmant être « en contact régulier avec les instances concernées par le dossier. »
Par Roland et les autres
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Samedi 10 mai 2008
LACANAU. --L'association Artlantis propose jusqu'au 15 mai une exposition d'art contemporain intitulée Can'Art, sur les rives du lac de Lacanau

 
:Olivier Delhoumeau



 
Elle se dresse au milieu du lac. Incurvée en forme d'accent grave, l'?uvre relève l'horizon lacustre plat, rectiligne. Et quand arrive le soir, au soleil couchant, la sculpture rose se mire dans son propre reflet, entre profondeur et symétrie parfaite. « Ève » est une côte flottante de 8 mètres.
Installée depuis jeudi à la surface du lac de Lacanau, devant la plage du Moutchic, cette pièce sortie de l'esprit de Guillaume Renou fait partie de l'expo Can'Art, mise en place par l'association Artlantis et visible jusqu'au 15 mai. À l'initiative du projet, Delphine Rose, canaulaise depuis 7 ans, explique : « Le propos de cette exposition, c'est d'être dans le paysage ; de travailler avec l'environnement naturel comme support et moteur de création. » En l'occurrence, le thème imposé aux artistes est celui de l'eau, omniprésente à cet endroit.


Visites en canoë. En poursuivant cette invitation au voyage et à la réflexion, le promeneur apercevra les contours aplatis d'une mappemonde, ?uvre de Rustha Luna Pozzi-Escot. Née en 1973 au Pérou, cette jeune femme a élu domicile à Bordeaux. Réalisé en roseaux, son planisphère intitulé « Marée noire » se veut « une interpellation sur la manière de traiter notre planète ». Elle fait aussi écho à sa culture d'origine, en référence aux îlots mobiles construits par les indiens sur le lac Titicaca. À quelques mètres de là, Catherine Lacroix, sculpteur à Soulac, a érigé cinq laminaires (des algues) en métal, quasiment au contact du végétal. « Réalisées à partir d'une plaque de tôle rectangulaire, ces pièces trouvent leur origine dans une improvisation graphique. » À quelques pas encore, l'attention du visiteur est retenue par une cinquantaine de ballons de baudruche, représentant une foule de têtes hilares. Elles sont l'?uvre de Delphine Rose. Lorsque le clapot et le vent s'en mêlent, ceux-ci déclenchent le mouvement saccadé et compulsif du rire. Mais rira bien qui rira le dernier ! Car ces mêmes ballons, nomades et éphémères, ne résisteront pas longtemps à l'épreuve du temps. À force d'éclater de rire, ils finiront par éclater (sans rire).
Nicolas Julliard, cinquième artiste de l'expo Can'art, présente, quant à lui, des pièces très colorées, immergées au bord du lac. Il s'agit de peluches à échelle humaine. À travers sa démarche, l'artiste souhaite aborder l'?uvre d'art comme un objet transitionnel, la peluche faisant référence au doudou de l'enfant. « En les couchant dans l'eau, il fait aussi un clin d'?il à la baignade, un thème récurrent dans l'histoire de l'art. L'eau est aussi symbole de régénérescence. On peut y voir la référence au liquide amniotique de la mère », suggère Delphine Rose.
Plutôt originale, cette exposition d'art contemporain peut aussi se visiter en canoë-kayak. Des embarcations sont mises à disposition des visiteurs. En cas de succès, Can'art pourrait se transformer en biennale.
Les visites gratuites et commentées ont lieu du 9 au 13 mai. Départ à 11 heures au Moutchic, durée 1 h 30. Mise à disposition d'embarcations l'après-midi, entre 14 h 30 et 16 h 30. Le 12 mai, rencontre nourrissante avec les artistes à 16 h 30.
Par Roland et les autres
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