Jeudi 15 mai 2008
MÉDOC. --L'ancien député-maire UMP de Talais, Jean-François Régère, comparaîtra lundi prochain devant le tribunal correctionnel pour faux en écriture
et usage de faux
L'ancien député-maire UMP de Talais, Jean-François Régère, doit comparaître ce lundi 19 mai devant le tribunal
correctionnel pour faux en écriture publique et usage de faux. Ces poursuites à l'encontre de l'ancien élu médocain font suite à l'enquête préliminaire ouverte par le parquet et aux investigations
menées par la brigade financière, en novembre 2007. La gestion municipale de la commune de Talais est en cause.
Alerté par le rapport d'observations définitives de la Chambre régionale des comptes (CRC), le parquet avait décidé de s'intéresser à ce qui s'apparentait alors à des irrégularités administratives. Un officier de police judiciaire avait été diligenté pour auditionner l'ensemble des élus du Conseil municipal.
Dysfonctionnements. Les observations de la CRC portent essentiellement sur des dysfonctionnements constatés au niveau du budget annexe d'assainissement. La chambre souligne notamment l'existence d'un déficit de 46 000 euros à l'issue de l'exercice 2004, qui s'ajoutent aux 212 000 euros des exercices précédents. En 2005, l'État octroie à la commune une subvention exceptionnelle de 150 000 euros. Mais celle-ci ne permet pas de résorber le déficit réel, estimé à la fin de l'année 2005 à 190 000 euros. Puis en 2006, une nouvelle enveloppe de 50 000 euros est accordée. Aujourd'hui, ce budget annexe est assaini.
Toutefois, la CRC s'attarde surtout sur « des modalités irrégulières de recours à l'emprunt ». Tous sont souscrits en 2005. Deux d'entre eux, pour un montant global avoisinant 100 000 euros, doivent financer des travaux d'aménagement urbain dans le bourg. Ces contrats auraient été signés par le maire ou son premier adjoint sur la base de délibérations du Conseil du 14 avril 2005. Mais voilà, le budget municipal adopté le même jour ne mentionne pas ces emprunts. Pire, ils ne figurent pas à l'ordre du jour. En fait, les élus n'ont eu à se prononcer dessus que le 28 novembre 2005. Or le budget de la commune était à cette époque sous surveillance du préfet de Gironde. Le budget exécutoire mis en place n'autorisait pas ces emprunts.
« Tout ce que j'ai fait, c'était pour le bien de Talais. Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel »
Seul élu talaisien poursuivi dans cette affaire, Jean-François Régère reste serein à quelques jours de l'audience : « Tout ce que j'ai fait, c'était pour le bien de Talais. Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel. Au lieu de faire ces emprunts en début d'année, on les a souscrits en fin pour éviter de payer des intérêts supplémentaires. Il fallait bien payer ces travaux. ».
| :Olivier Delhoumeau |
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Alerté par le rapport d'observations définitives de la Chambre régionale des comptes (CRC), le parquet avait décidé de s'intéresser à ce qui s'apparentait alors à des irrégularités administratives. Un officier de police judiciaire avait été diligenté pour auditionner l'ensemble des élus du Conseil municipal.
Dysfonctionnements. Les observations de la CRC portent essentiellement sur des dysfonctionnements constatés au niveau du budget annexe d'assainissement. La chambre souligne notamment l'existence d'un déficit de 46 000 euros à l'issue de l'exercice 2004, qui s'ajoutent aux 212 000 euros des exercices précédents. En 2005, l'État octroie à la commune une subvention exceptionnelle de 150 000 euros. Mais celle-ci ne permet pas de résorber le déficit réel, estimé à la fin de l'année 2005 à 190 000 euros. Puis en 2006, une nouvelle enveloppe de 50 000 euros est accordée. Aujourd'hui, ce budget annexe est assaini.
Toutefois, la CRC s'attarde surtout sur « des modalités irrégulières de recours à l'emprunt ». Tous sont souscrits en 2005. Deux d'entre eux, pour un montant global avoisinant 100 000 euros, doivent financer des travaux d'aménagement urbain dans le bourg. Ces contrats auraient été signés par le maire ou son premier adjoint sur la base de délibérations du Conseil du 14 avril 2005. Mais voilà, le budget municipal adopté le même jour ne mentionne pas ces emprunts. Pire, ils ne figurent pas à l'ordre du jour. En fait, les élus n'ont eu à se prononcer dessus que le 28 novembre 2005. Or le budget de la commune était à cette époque sous surveillance du préfet de Gironde. Le budget exécutoire mis en place n'autorisait pas ces emprunts.
« Tout ce que j'ai fait, c'était pour le bien de Talais. Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel »
Seul élu talaisien poursuivi dans cette affaire, Jean-François Régère reste serein à quelques jours de l'audience : « Tout ce que j'ai fait, c'était pour le bien de Talais. Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel. Au lieu de faire ces emprunts en début d'année, on les a souscrits en fin pour éviter de payer des intérêts supplémentaires. Il fallait bien payer ces travaux. ».
par Roland et les autres
publié dans :
Médoc: élections
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