Samedi 2 juin 2007
NICOLE BOISSEL. -- Candidate du Mouvement pour la France, Nicole Boissel, Porgeaise d'adoption, se présente pour la première fois à des élections
Nicole Boissel est fière de son origine bretonne quiberonnaise. Mais depuis quatre ans, elle et son mari ont élu domicile au Porge, aux confins du Médoc littoral pour se rapprocher de leurs enfants. « J'ai un fils installé au Porge et une fille qui habite à Mérignac, mon troisième enfant étant en Allemagne. » Avant cela, Nicole Boissel a connu une vie assez mouvementée. Pour suivre son mari, responsable dans une grande boîte de BTP, elle a fait et défait ses valises de nombreuses fois. Vendée, Hérault, Bouches du Rhône... Elle ne compte plus les régions visitées. Parfois au détriment de sa carrière professionnelle. « Je suis une femme des années 60. A l'époque, on suivait son conjoint, on élevait ses enfants sans trop se poser de questions. »
36 métiers. Au début des années 90, elle décide de tout changer. « Je me suis dit : "tes enfants sont étudiants, tu vas faire quelque chose de ta vie" ». Elle demeure alors à Saint-Germain-en-Laye, dans la région parisienne. Elle pousse la porte d'une agence intérim et enchaîne les expériences. « J'ai fait 36 métiers. Vendeuse, secrétaire dans diverses sociétés, j'ai aussi travaillé pour un grand laboratoire étranger. Pour cela, j'ai dû reprendre mes études. En faisant tous ces boulots, j'ai rencontré des gens de divers horizons. A ce jour, je n'ai pas trouvé meilleure école. C'est comme cela qu'on apprend à vivre. »
Parallèlement, Nicole Boissel reprend régulièrement blouse et pinceaux pour s'adonner à sa passion : la peinture. Aujourd'hui plus que jamais. Dans l'antre de son atelier porgeais, elle vit comme hors du temps. « Je travaille uniquement sur commande. Et toujours en musique. » Avec un petit faible pour Mozart. « Il m'arrive même de faire des petits tableaux pour des chasseurs du coin. »
Médocaine de coeur, Nicole Boissel n'a jamais vu de problèmes d'intégration. « Je pars du principe que lorsqu'on arrive dans une région, on doit faire l'effort d'aller vers les gens. Si on est ouvert aux autres, on reçoit forcément en retour. »
Guidel. Engagée depuis deux ans au MPF (Mouvement pour la France), auprès de Philippe de Villiers, elle se présente pour la première fois à des élections. Sans grands moyens, elle fait campagne avec le pot de colle, le balai et les affiches dans le coffre de la voiture. En chemin, elle engage la conversation avec commerçants et passants. « En général, cela se passe plutôt bien, les gens ne m'envoient pas balader, même s'ils me disent qu'ils ne voteront pas pour moi », sourit-elle.
Philippe de Villiers, elle l'a rencontré en septembre dernier, lors de l'université d'été du MPF à Guidel (en Bretagne). « C'est un homme hors du temps, d'une politesse et d'une moralité qui vont à l'encontre de ce que l'on voit actuellement. En fin de compte, son ambition se résume à l'idée de servir la France. Ce n'est pas un slogan, mais une réalité : il aime la France ». Du programme présidentiel de son leader, Nicole Boissel n'écarte aucune proposition. « Sa mesure concernant le soutien aux PME est essentielle. Baisser les charges de 50 % et exonérer de charges sociales les heures supplémentaires permettraient de relancer l'économie. » S'agissant des questions d'euthanasie et d'avortement, sa position est en revanche plus nuancée.
Cette expérience politique restera-t-elle sans lendemain ? « Je n'écarte rien, répond-elle. Des gens autour de moi m'incitent à me présenter sur une liste aux municipales... J'attends de voir ».
| : Olivier Delhoumeau |
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36 métiers. Au début des années 90, elle décide de tout changer. « Je me suis dit : "tes enfants sont étudiants, tu vas faire quelque chose de ta vie" ». Elle demeure alors à Saint-Germain-en-Laye, dans la région parisienne. Elle pousse la porte d'une agence intérim et enchaîne les expériences. « J'ai fait 36 métiers. Vendeuse, secrétaire dans diverses sociétés, j'ai aussi travaillé pour un grand laboratoire étranger. Pour cela, j'ai dû reprendre mes études. En faisant tous ces boulots, j'ai rencontré des gens de divers horizons. A ce jour, je n'ai pas trouvé meilleure école. C'est comme cela qu'on apprend à vivre. »
Parallèlement, Nicole Boissel reprend régulièrement blouse et pinceaux pour s'adonner à sa passion : la peinture. Aujourd'hui plus que jamais. Dans l'antre de son atelier porgeais, elle vit comme hors du temps. « Je travaille uniquement sur commande. Et toujours en musique. » Avec un petit faible pour Mozart. « Il m'arrive même de faire des petits tableaux pour des chasseurs du coin. »
Médocaine de coeur, Nicole Boissel n'a jamais vu de problèmes d'intégration. « Je pars du principe que lorsqu'on arrive dans une région, on doit faire l'effort d'aller vers les gens. Si on est ouvert aux autres, on reçoit forcément en retour. »
Guidel. Engagée depuis deux ans au MPF (Mouvement pour la France), auprès de Philippe de Villiers, elle se présente pour la première fois à des élections. Sans grands moyens, elle fait campagne avec le pot de colle, le balai et les affiches dans le coffre de la voiture. En chemin, elle engage la conversation avec commerçants et passants. « En général, cela se passe plutôt bien, les gens ne m'envoient pas balader, même s'ils me disent qu'ils ne voteront pas pour moi », sourit-elle.
Philippe de Villiers, elle l'a rencontré en septembre dernier, lors de l'université d'été du MPF à Guidel (en Bretagne). « C'est un homme hors du temps, d'une politesse et d'une moralité qui vont à l'encontre de ce que l'on voit actuellement. En fin de compte, son ambition se résume à l'idée de servir la France. Ce n'est pas un slogan, mais une réalité : il aime la France ». Du programme présidentiel de son leader, Nicole Boissel n'écarte aucune proposition. « Sa mesure concernant le soutien aux PME est essentielle. Baisser les charges de 50 % et exonérer de charges sociales les heures supplémentaires permettraient de relancer l'économie. » S'agissant des questions d'euthanasie et d'avortement, sa position est en revanche plus nuancée.
Cette expérience politique restera-t-elle sans lendemain ? « Je n'écarte rien, répond-elle. Des gens autour de moi m'incitent à me présenter sur une liste aux municipales... J'attends de voir ».
par Roland et les autres
publié dans :
Médoc: élections
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